SAN FRANCISCO, la ville aux sirènes

Oui je l’avoue j’aimais SFO avant même d’y avoir mis les pieds.

Et certainement que Maxime Le forestier y est pour beaucoup dans cette empathie, il a alimenté de rêves toute mon adolescence et ça cela ne s’oublie pas. La culture des premiers émois musicaux de l’adolescence est presque aussi prégnante que la madeleine de Proust de notre petite enfance en matière culinaire.

Premier coup de cœur à SFO

Le GOLDEN GATE

Au top de ma liste sur SFO figurait le fameux « Golden Gate », GG pour les intimes !

SFO me plut immédiatement. Je me sentais comme un poisson dans l’eau. D’abord la ville était à taille humaine, le piéton, le cycliste et l’usager des transports en commun étaient rois ici à l’inverse de LA.

Après avoir visité les grands espaces, me voilà à battre le pavé dans les rues de San Francisco ! Son urbanité réfléchie me plaît à tous points de vue !

De voir autant de bus m’enchantent, je peux m’éclater c’est le terme qui me vient à l’esprit tant je heureuse car au bout de trente minute après être descendu d’avion, le train que j’avais pris me déposait au centre-ville à deux pas de mon hôtel ! Dès demain j’irai à l’assaut de GG.

Le plan de SFO est très simple, nul besoin de GPS, les rues parallèles sont des nombres et les perpendiculaires des noms. Pour vous orienter toujours retenir l’intersection, un chiffre et un nom : exemple 9ème St –St Market est tout est dit !

Entre les rues : des blocs (pâtés de maisons chez nous) rien de plus facile !

Où acheter son ticket de bus ? Dans la plus proche pharmacie évidemment ! C’est la seule aberration qui m’a choquée. En fait vous pouvez en acheter dans pratiquement tous les commerces de proximité, pratique non ? Quand je vous dis que tout est fait pour que les gens prennent les transports en commun.

Les lignes sont parfaitement indiquées et bien sûr comme Rome tous les chemins mènent au GG. J’y suis arrivée en fin de matinée sous un soleil radieux.

Il était là au loin devant moi les pieds dans le Pacifique ses deux échelles rouges menant au bleu du ciel. Je deviens Jack dans le haricot magique. Un grand moment d’émotion là ce n’était plus une photo accrochée à un mur de cabinet médical ou une émission d’Arte sur les mégastructures métalliques du monde. Je pouvais presque le toucher mais avant cela je ne me lassais pas d’admirer ces échelles de géants qui m’attendaient.

Comme la ville de SFO, ce pont dégage de l’empathie, on ne peut que l’aimer. C’est peut-être ses deux totems, sa couleur orange ou rouge selon son humeur ou bien sa ligne art-déco ou mieux encore sa position sur le Pacifique. C’est tout cela à la fois.

Traverser GG à pied était l’une des conditions sine qua non de mon bonheur de touriste à SFO.

Une fois le premier pas franchi sur le pont, je me suis dit : ça y est j’y suis et j’ai tapé et essuyé mes pieds sur le trottoir du fameux pont avant de lever la tête, comme on essuie ses pieds sur son paillasson avant de rentrer chez soi.

Etait-ce la hauteur du pont, le vacarme des voitures, la vue vertigineuse sur l’eau bleue et turquoise du Pacifique je me sentais légèrement ivre d’un petit bonheur qui venait me tirailler les zygomatiques et je suis sûre que je riais sur ce pont.

Je mitraillais avec mon appareil la structure qui me fascinait et continuais en même temps à avancer. Je me rendis compte très vite que la fascination pour cette couleur sang et rouille venait du fait qu’elle mélangeait à elle seule toutes les couleurs rouges et ocres du désert et des canyons que j’avais traversé. Le pari était réussi parce que on arrivait à donner du sens à ce qui n’était pas logique dans ce milieu aquatique et ou le vert et le bleu dominait. La finition des lignes des pylônes par des placages en biseau les rendaient moins métalliques, l’art-déco jouait son rôle artistique à merveille. Les poutrelles, les câbles, toutes ces verticalités au -dessus de l’océan servaient d’ascenseur à notre ascension vers un ciel d’azur et de paix, et on avait qu’une seule envie c’est de nous élancer comme Tarzan sur ces lianes de métal et de lancer un cri de bonheur au-dessus de l’océan.

La bouche ouverte, les yeux au ciel, les mains tenant ferment mon portable au- dessus de la tête j’essayai vainement de ne pas trop bousculer les autres touristes tellement j’avais la tête dans les étoiles des millions de rivets rouges.

Je continuai ma route en direction du deuxième pylône ou plutôt la deuxième échelle et je suis arrivée au milieu du pont. A ce moment-là seulement je sentis comme un froid dans mon dos je me retournais et là j’étais dans un film d’épouvante ! La partie du pont derrière moi avait disparue dans une brume épaisse de coton serré et seul les oreilles du totem dépassaient de cette toile informe et grise. Le soleil également avait perdu sa couleur et l’on ne voyait plus qu’un disque blanc translucide.  Je me tournais alors vers le reste du pont. Tout était là à sa place en couleur, l’échelle rouge, la lumière, la baie, l’océan pacifique tout de vert et bleu vêtu.  C’était hallucinant ! Je tenais là un scoop. Je sais c’est ridicule. J’avais entendu parler de la brume de SFO mais pas de cette poix qui coupait le pont en deux à la vitesse d’une tornade. D’énormes barbes à papa s’enroulaient autour des hublots pour former des balles de coton très denses au sol. On n’y voyait presque plus rien.

Comme un spectateur devant un match de tennis je passais de droite à gauche la bouche bée. Je choisi de me tourner vers la brume, les images en noir et blanc que je prenais étaient fantasmagoriques, d’une beauté sauvage et naturelle, pas vues. J’ai préféré alors continuer à photographier ce côté-là. Le brouillard s’amusait à monter puis à descendre tout au long de l’échelle, la brume à cause des vents qui devaient y avoir là-haut s’effilochait en chevelure de sorcière à travers les hublots métalliques du pylône et par-dessus tout cela la corne de brume qui avertissait les bateaux du danger de la situation. J’étais dans un film de Hitchcock ou pire dans un thriller londonien. Je jubilais, j’étais ma propre productrice et metteur en scène. Ma seule crainte était de perdre mon téléphone portable et donc mes photos.

La brume jouait à chat et à souris avec les oreilles d’un félin fantôme et mon appareil crépitait aux sons des flashs. A un moment le pylône est devenu une « Tour Eiffel de Pise » complètement bancale, c’était hallucinant, cauchemardesque, fabuleux.

Nous étions en début d’après-midi et j’ai ressenti soudain le froid glacial de la brume. Transie mais heureuse j’ai renoncée à continuer et acceptée enfin de rebrousser chemin pour rentrer.

LES PAINTED LADIES

Comme tous les matins depuis que je suis là, SFO me salue avec un beau soleil franc mais frais ! Aujourd’hui je me résous à grimper à pied la colline de la « maison bleue » de Maxime Le Forestier. En fait ce sont les « Painted Ladies » que je vais voir, ces petites maisons victoriennes dont tout le monde parle et qui sont situées sur les hauteurs du parc Alamo. C’est en cheminant et en souffrant de petites crampes le long de la colline sur la très longue rue montante que je me suis rendu compte qu’il n’y avait que des maisons victoriennes très joliment peintes et c’est à ce moment-là que je me suis mise à siffloter :

– C’est une maison bleue adossée à la colline… San Francisco s’embrume, San Francisco s’allume… !

Evidemment l’attitude « peace and love » des habitants a totalement disparue dans ce quartier qui est devenu très bobo à en voir les véhicules garés et les quelques familles très branchées qui surfaient en tenue de sport sur l’asphalte des trottoirs pentus. Mais il flottait encore dans l’air un reste de brume de la veille qui donnait envie de fredonner toutes les chansons sur SFO. La colline je l’ai montée à pied et ce fut un enchantement de petites maisons victoriennes en bois. Elles étaient souvent couleur « vieille Angleterre » mais certaines affichaient des tenues flaschis « Queen Elisabeth » qui donnaient un peu de lumière et de modernité à la rue.

Le point de vue de Parc Alamo a tenu sa promesse, une vue imprenable sur le San Francisco des finances et l’alignement des fameuses « Painted Ladies » qui forme le dernier rempart de l’ancien SFO.  Au-delà on ne voit plus qu’une ville comme il y en a des milliers d’autres dans le monde. Je me sens satisfaite de la promesse du produit, en fait je crois comme pour les produits amincissants, ce n’est pas tant ce qu’il y a dedans mais plutôt le fait d’avoir frotté et fait un peu de sport qui donne quelques résultats. Et les élancements dans les mollets ont contribués à apprécier la vue et à me sentir très joyeuse !

Je redescends très rapidement car j’ai trouvé un raccourci et je me retrouve dans l’ancien quartier de jazz de SFO. Une école désaffectée dont les murs sont recouverts de photos des plus grands musiciens et chanteurs de jazz m’interpelle.

Je suis agréablement surprise de savoir qu’elle ne va pas être démolie mais réhabilitée, je me rends compte qu’il reste ici et là quelques hangars en brique typique des années 50’’ et je ne peux m’empêcher d’imaginer le quartier à cette époque avec des dizaines de petites boîtes de jazz, enfumées où les futurs grands noms y ont fait leur début. Et puis il y a toutes ses échelles amovibles extérieures accrochées désespérément aux façades des maisons et petits immeubles de SFO. Dans les séries policières américaines on a toujours l’impression que n’importe qui peut grimper dans les étage. On n’a pas cela en France. Mais je suis enfin rassurée !! Apparemment il n’est pas facile de déployer l’échelle d’en bas, c’est bête mais quand on a pas « la culture de l’échelle » on s’inquiète le temps d’un film pour des gens qui vivent à des milliers de kilomètres de vous !

Puis ma promenade m’emmène vers une placette où trône une statue de déesse indienne magnifique. Elle est faîte de câbles et de lanières d’acier et elle nous invite à regarder ses formes très sexy.

J’arrive en un temps trois mouvement au début de la rue St-Market que je remonte jusqu’au quartier de Tenderloin en plein centre de SFO. Ce quartier de « homeless » les sans-abris ne se cache pas et nous ramène à la réalité de la vie. Attention ce n’est pas une zone vide, les théâtres et salles artistiques sont nombreuses et ont pignon sur rue mais sur les trottoirs le nombre des sans-abris est impressionnant et même si ce n’est pas très agréable pour une touriste d’en parler je me fais un devoir d’en dire aux moins quelques mots. La réalité est là il ne sert à rien de l’effacer de son carnet de voyage. On peut regarder ou ne pas regarder. Il ne sert à rien de juger ou de se juger vous allez devoir avancer et patauger dans cette réalité et ce qui est le plus déroutant c’est la promiscuité de tant de misère humaine avec le luxe sur le trottoir d’en face voir même sur le même trottoir : l’installation des plus grands centres commerciaux et « méga-stores » du monde. La guerre des mondes : d’un côté un caddy rafistolé et renfermant quelques hardes pour tout bien matériel et de l’autre le luxe dans son plus bel écrin. Voilà c’est ici dans ce quartier que j’ai rencontré en direct et sans filtre l’Amérique sociale d’aujourd’hui. Et puisqu’on est rentrée dans la réalité urbaine de SFO, c’est également la ville aux deux visages, celle que j’appelle la ville aux Sirènes ! Attention on est loin du conte d’Anderson et n’y voyiez pas de belles jeunes femmes avec une queue en écailles qui chantent pour attirer les touristes dans la baie du pacifique, non je fais référence au son des sirènes des pompiers et de la police. Dès que la nuit tombe, les hurlements des sirènes transforment les rues de SFO en une gigantesque rave party qui dure jusqu’aux premières lueurs de l’aube. Oreilles sensibles mettez vos bouchons !

CABLE-CAR ou journée manège

J’ai pris une journée entière pour profiter du câble-car, deux lignes de funiculaires à travers les fameuses rues pentues de SFO. En fait je me rends compte que les images médiatiques des génériques des séries télévisées ont eu plus d’impact sur mon cerveau que celle de LA. Et me voilà à attendre mon tour pour monter dans ce petit wagon de bois, héros de la ville de SFO.

Je suis comme un enfant capricieux sur un cheval de bois au manège de quartier, je refuse de descendre. Le funiculaire est dans son jus, sans technologie. Fascinée je regarde le chauffeur manœuvrer les pédales et les manettes.  J’ai envie de faire des signes aux passants sur les trottoirs et je souris bêtement heureuse de retrouver mon âme d’enfant. Et puis il y a le fameux retournement du wagon ! A la main je vous prie ou devrais-je dire avec les reins du chauffeur pour qui je l’avoue nous oublions toute « compassion » tellement nous sommes fascinés par la plate-forme qui tourne. C’est au retour d’un circuit que la fête fut à son comble pour moi. Pendant que j’attendais de remonter dans le wagon un musicien noir d’une voix rocailleuse se mit à « karaoker » ma chanson d’amour favorite « Stand by me ». Evidemment je ne pouvais pas m’empêcher de « brailler » avec lui et de ressentir un profond bonheur mêlé de nostalgie. C’était cela aussi SFO. Comme une enfant gâtée je me récompensais de plusieurs aller-retour avant de quitter, les fesses endolories, ce manège roulant. 

Je me suis retrouvée au Pier 01, devant un autre pont de SFO, le petit frère ou grand frère de GG, moins connu mais tout aussi long : Le Bay Bridge est une réunion de deux ponts qui mène à Oakland. Malgré sa longueur et sa structure impressionnante il reste discret par rapport à GG. Sa couleur grise se fond avec la laitance de l’océan et l’empêche de rivaliser avec GG la star de SFO.

Je continue à pied tout au long des embarcadères de la baie où rien ne prend grâce à mes yeux, sauf peut-être une petite boulangerie ou j’ai réussi à trouver une véritable boule de pain de campagne à la française. La bonne odeur du levain et du pain sans additif ? Je n’ai pas résisté !

J’ai très vite atteint la rue touristique de la baie et je désespérais de trouver un élément maritime de SFO qui me parle de son passé. La baie ne pouvait pas se résumer à ces hôtels flottants, à ces boutiques et restaurants pour touristes ? J’avais refusé sciemment de voir Alcatraz de près, cette île me donnait le cafard je ne comprends pas que à peine 30 ans après on puisse oublier les horreurs du bagne et en faire une destination touristique et surtout une commercialisation à outrance du sens de la prison c’est-à-dire les vêtements à rayures qui fleurissaient dans tous les commerces de la baie.

Deuxième coup de cœur, il n’a pas de nom alors je l’ai surnommé :

LE VETERAN de SFO

Vous ne trouverez rien sur lui dans les revues touristiques !

J’ai d’abord vu la perspective qui donnait sur un navire gris intriguant mais mon regard a fait zoom arrière. Un immense bicorne vissé sur la tête et des bretelles en cuir d’acier cintré, c’est ainsi qu’il m’est m’apparut. Le seuil de l’ancien embarcadère de chemin de fer. Des rails, des traverses d’un autre âge, d’un autre siècle, m’appelaient comme le ferai une sirène du fond de l’océan. 

Dans tout cet espace hyper commerçant j’ai fini par dénicher au vu et au su de tous et sous le nez des touristes une véritable pépite d’or. Sous une arche repeinte en blanc un vieil embarcadère en bois vermoulu. J’entendais ses articulations hurler silencieusement et craquer sous les vagues de l’océan. Rouillé mais digne, il voulait me raconter son histoire. C’est sous cette porte donnant sur le Pacifique que tout s’est déroulé… Je m’accoude à son parapet, il me conte ses travées qui ont vu passer des millions de roues de wagonnets, des millions de jambes chaussées ou pieds nus de chinois de la première heure et ensuite d’irlandais ou d’italiens. Il a un vague souvenir d’un monde fait d’arbres, d’oiseaux, puis de troncs et de scierie et enfin d’avoir été garrotté par de puissantes traverses d’acier afin de l’obliger à supporter le poids des wagons. Il se souvient comme si c’était hier de toute cette violence et cette force autour de lui. Nuit et jour la ville était en effervescence. Il se rappelle l’arrogance des chapeaux hauts de formes qui le caressaient du regard et les miséreux, le dos plié qui astiquaient de leur pieds nus l’acier de ses chaînes. De plus en plus d’hommes arrivaient par mer et terre. Il était leur Eldorado !  Et puis soudain l’horreur. La terre a tremblé. Il reste l’un des rares témoins. Il a ressenti les premières secousses du tremblement de terre de 1906 qui a détruit la moitié de la ville, il se demande toujours pourquoi une partie de lui est restée accrochée à cette terre et ne s’est pas enfoncée dans l’océan comme le reste et il ressent encore comme un membre fantôme la douleur de cette part dont il a été amputée. Le feu a fait le reste et la ville qu’il a connue, a disparu comme l’Atlantide. Ce n’est peut-être qu’une légende qu’il me raconte. Lui, vétéran, mais de quelle guerre ?  Il se gangrène et une pancarte « interdit danger » l’isole un peu plus des passants de cette ville, il est devenu le pestiféré, le vieux parent dont on attend la mort naturelle mais il résiste dans ce nouvel environnement sans âme outre celle de la frénésie d’achat de babioles made in China. Il en rit et je ris avec lui, la vie est drôle, de nouveau chinois en tant que touristes arrivent et achètent des « magnets souvenirs » de GG fabriqués chez eux en Chine. Il a vu la misère des pauvres migrants mais il a connu aussi les temps glorieux et l’espoir d’une vie meilleure que sa présence donnait aux travailleurs des quais.  Voilà ce que me racontait « ce vieux manchot de la mer ». De temps en temps je jetais un coup d’œil inquiet autour de moi, j’avais peur qu’on écoute ma conversation avec ces traverses de bois et de fer rouillé certainement centenaires. Mais personne ne faisait attention à ce vieux loup de mer délaissé, blessé, au pantalon de bois troué jusqu’au boulon et rongé jusqu’à l’os qui pourrissait dans l’eau verte du Pacifique. Nous étions tous les deux comme ces « homeless » ces sans-abri du centre-ville qui parlaient tout seul et qui n’étaient entendu par personne. Je l’ausculte sous tous les angles et me rends compte qu’il est encore robuste malgré les apparences et je le mitraille avec mon appareil à photo car il a autant de charme à mes yeux que GG. J’ai du mal à quitter ces vieilles planches. D’un côté je me demande pourquoi personne ne le remarque alors qu’il est si dissonant et d’un autre je n’espère qu’une chose c’est qu’il reste encore là comme un témoin important du passé.

Je quitte les rues commerçantes et m’approche de la station de bus pour retourner à l’hôtel. Mais une musique lancinante, venue d’un orient asiatique lointain résonne dans la rue. La mélodie me rappelle des opéras ou théâtre chinois, je suis les sons d’un instrument à corde.

Le musicien chinois

Lorsque je parlais à mon loup de mer je n’avais pas mis de visage sur mes immigrés chinois mais là j’avais un spécimen parfait. Assis sur son bidon, affublé d’un chapeau conique « chinois, il tient dans ses mains un « erhu ». Ce violon très long utilisé en chine et en Asie. Je m’approche du musicien et pendant toute la durée du morceau je me demande pourquoi une vision pareille sortie de nulle part car j’étais la seule spectatrice dans cette rue déserte alors qu’à quelques dizaines de mètres les rues grouillaient de monde. J’ai voulu croire que c’était mon chaînon manquant avec mon vétéran et que ce musicien était là pour rendre hommage à tous ses compatriotes venus de l’autre côté du pacifique il y a très longtemps. Je donnai du sens et une âme au morceau de cette musique qui quelques minutes plus tôt ne me disait rien. Après cette vision et ce concert je me suis dit qu’il n’était pas nécessaire d’aller me balader dans le fameux quartier chinois j’avais eu plus que je ne pouvais espérer !

Retour à LA

Une visite au magnifique parc de Huntington où j’ai pu découvrir les jardins asiatiques avec de très beaux bonzaïs japonais, sans oublier la partie cactus avec ses spécimens géants et variés alors que les miens n’ont jamais été plus gros qu’une orange !!

Je suis sincèrement réconciliée avec l’image de LA, c’est une ville pleine de surprises et le plus agréable est que LA est en Californie et que la Californie est le refuge et le lieu de repos et de passage pour des millions d’oiseaux et de papillons qui s’apprêtent à migrer vers le Mexique. La veille de mon départ, des dizaines de papillons « monarques » aux ailes cuivrés sont venus reprendre des forces dans le jardin !

J’avais également promis une photo de la roue du « pacifique-parc » de Santa Monica, je file sur la plage pour tenir ma promesse. Une otarie fait son show dans les eaux du Pacifique. Les plages sont désertes à cette époque de l’année. Comme tout ici, elles sont immenses et donnent des perspectives sans fin sur Malibu ou Vénice. Les cabanes bleues des « lifeguards » sauveteurs nous tournent le dos et si on est patient on verra certainement courir sur la plage Pamela Anderson et David Hasselhoff en maillot rouge. J’attends mais rien ne se passe !

Max et moi nous sommes allés battre le pavé à Venice, le quartier qu’il faut éviter en été, mais en cette saison il était désert et triste. Le quartier a totalement perdu son âme hippie! Mais en cherchant j’ai fini par dénicher un petit message très clair en lien avec cette époque et qui disait : Stop gentrifying Venice, Dammit Traduction : Arrêtez l’embourgeoisement de Venice, bon sang !

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Puis un dernier panneau disant « Fin de route 66 » à Santa Monica fut le signe amusant que mon voyage prenait fin ici à LA.

Remerciements

Merci à mes hôtes américains ! Thanks for all !

Merci à la vie de m’avoir fait ce beau cadeau.

Je vous ai raconté mon voyage en Californie! C’est ma vision des choses et heureusement que tout le monde ne voit pas la même chose. J’espère vous avoir fait voyager non seulement en Amérique mais surtout en Âme-érique.

Ci-dessous magnets photos, amusez-vous à refaire Votre Voyage !

contact : edit.briaj@live.fr

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